10 janvier - 7 mars 2026
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Paris
76 rue de Turenne
75003 Paris France

Perrotin Paris a le plaisir de présenter The Vocals of the Chaotic Burst, la première exposition personnelle de Kathia St. Hilaire en France. Le travail de Kathia St. Hilaire réunit la gravure, la peinture, le collage et le tissage afin de créer des surfaces composées de textures riches. Ses compositions se construisent à travers un long processus de gravure, superposant souvent des dizaines d’empreintes réalisées à partir de plaques de linoléum gravées. L’encre est pressée à répétition dans la surface, produisant des champs denses de couleur et de motifs façonnés par le temps, la pression et la répétition. La nature stratifiée de son processus fait écho aux histoires superposées qu’elle explore. Née à West Palm Beach, en Floride, de parents ayant immigré d’Haïti, St. Hilaire s’engage avec l’histoire longue et complexe de cette nation insulaire. Son travail reflète les effets durables de la domination coloniale, des occupations étrangères et des luttes politiques, ainsi que l’expérience vécue des communautés haïtiennes de la diaspora aux États-Unis.St. Hilaire s’intéresse aux histoires qui ont été négligées, effacées ou volontairement réduites au silence. Elle aborde ces récits en mêlant recherche historique, mythe, symbolisme et imagination, une démarche qu’elle a décrite comme une forme de réalisme magique. Ses compositions accueillent à la fois des événements documentés et des figures légendaires, permettant au fait et à la fiction de coexister.

Vues de l'exposition de Kathia St. Hilaire 'The Vocals of the Chaotic Burst' à la galerie Perrotin, Paris, 2026. Photo : Claire Dorn. Courtesy of the artist and Perrotin
Edouard Manet, The Execution of Emperor Maximilian, 1868/1869, oil on canvas, 252 cm x 302 cm. ©Kunsthalle Mannheim

Jérémie Vespers I // Jeremie Vespers II


St. Hilaire s’inspire de l’histoire haïtienne dans cette œuvre. Jérémie, une ville côtière située dans le nord-ouest d’Haïti, a été le théâtre d’un massacre militaire en 1964. Un groupe de jeunes opposants à la dictature de François Duvalier est arrivé près de Jérémie, dans une région plus reculée et rurale, en août 1964, et a été traqué dans la région par l’armée haïtienne pendant trois mois, jusqu’à son dernier affrontement en novembre. L’armée a massacré de nombreux habitants de la ville de Jérémie, ne capturant que deux survivants du groupe initial, qu’elle a emmenés à Port-au-Prince pour une exécution publique. St. Hilaire représente ici les deux rebelles survivants, attachés à des poteaux à Port-au-Prince et prêts à être exécutés. À travers le prisme du réalisme magique, l’artiste peint la scène de l’exécution. Sans représenter directement l’armée, le massacre ni aucune figure liée au régime de Duvalier, St. Hilaire évoque ces forces obscures et chaotiques, ainsi que l’incertitude de la vie sous une dictature.


Spiral Execution


Pendant la dictature de François Duvalier, celui-ci fut victime d’une crise cardiaque en 1959 qui le laissa inconscient pendant plus de neuf heures. Durant son hospitalisation, le pays fut dirigé par Clément Barbot, chef de son groupe paramilitaire, les Tontons Macoutes. À la suite de cette crise cardiaque, on suppose que Duvalier subit des lésions neurologiques et devint de plus en plus paranoïaque. Il fit arrêter Barbot, convaincu que celui-ci cherchait à prendre le contrôle permanent du pays. Après la libération de Barbot, Duvalier se persuada que ce dernier s’était transformé en chien noir et ordonna alors aux Tontons Macoutes de tuer tous les chiens noirs du pays. Mettant en lumière la paranoïa, l’opacité et le chaos de cette période, St. Hilaire représente ici un chien noir courant près des chevilles d’un homme en train d’être exécuté par le groupe paramilitaire.


Bato Espiral I / II


Les embarcations surchargées qui dominent son œuvre évoquent les traversées périlleuses qui caractérisent l’expérience migratoire contemporaine, en particulier dans les Caraïbes et plus largement dans le Sud. Les corps sont pressés les uns contre les autres dans une intimité précaire, pris entre la promesse de l’arrivée et la certitude du danger, suspendus entre passé et avenir, appartenance et effacement. La mer apparaît à la fois comme un passage et comme un abîme, reflétant l’insistance du Spiralism selon laquelle le mouvement mène rarement à une résolution et que l’histoire répète sa violence en cycles récurrents. Dans l’imaginaire de St. Hilaire, le bateau devient lui-même une spirale — tournant autour du désespoir, de l’endurance et d’un espoir fugitif sans jamais offrir de clôture. La migration y est moins un voyage qu’une quête sans fin, où les corps forment une spirale vivante, poussés vers l’avant par l’espoir tout en demeurant hantés par le traumatisme historique et l’abandon politique.


Les figures de St. Hilaire placées derrière des barbelés intensifient cette atmosphère de confinement et de suspension. Ici, la frontière ne fonctionne plus comme un simple marqueur territorial ; elle devient un dispositif intériorisé de contrôle, une cage psychique qui reconfigure la perception et l’identité. Les barbelés ne menacent pas seulement le corps — ils sectionnent la parole, la mémoire et la capacité d’imaginer un avenir. Ces images font écho aux récits littéraires et testimoniaux de la dictature et de l’exil, dans lesquels la violence politique fracture la subjectivité et impose une condition d’instabilité permanente : visible mais illégitime, vivant mais circonscrit.


Guantanamo Bay I /II


Cette œuvre évoque de manière saisissante des photographies historiques de Haïtiens détenus à la base navale américaine de Guantánamo. Une scène en particulier rappelle le sort misérable des Haïtiens candidats à l’exil et demandeurs d’asile qui y furent retenus dans des conditions abjectes dans les années 1990, lors du coup d’État militaire contre le président haïtien Aristide. À travers ces scènes de détention, St. Hilaire montre que l’histoire se répète, en mettant l’accent sur la manière dont le passé se rejoue dans le présent. St. Hilaire utilise des barbelés poncés — ou l’empreinte de barbelés — afin d’intégrer littéralement ce matériau stérile et brutal, qui continue de séparer et de diviser les populations à travers les politiques migratoires, la terre et les frontières.


Kathia St. Hilaire, Head Whisper, 2022, oil based relief, collage, paper, metal, thread. Courtesy of the artist

Raynand - Tonton Macoute


S’inspirant du roman Ready to Burst de Frankétienne, St. Hilaire imagine un passage dans lequel le personnage principal, Raynand, se réveille battu et couvert de contusions, appuyé contre un lampadaire. Le roman de Frankétienne est centré sur l’expérience et la vie quotidienne de Raynand sous une dictature oppressive, sans jamais nommer directement les acteurs du régime. Dans cette scène, Raynand a été agressé par le groupe paramilitaire des Tontons Macoutes, et St. Hilaire fait écho aux lignes du roman qui décrivent Raynand se réveillant dans une rue inconnue, le corps comme en feu de douleur, perdu et désorienté.


Les Tontons Macoutes furent créés par le dictateur François « Papa Doc » Duvalier et utilisés comme police secrète, avec le soutien financier des États-Unis. Duvalier a grandi dans le contexte de l’intervention américaine en Haïti, marquée par des politiques racistes et anti-haïtiennes. En réaction, il fut influencé par le noirisme, un mouvement politique et culturel développé après l’occupation américaine, qui prônait l’intégration de la culture haïtienne locale dans la vie sociale et politique. Le noirisme fut ensuite détourné sous le régime de Duvalier afin de maintenir le soutien et la légitimité du pouvoir durant une période de répression intense. Malgré les orientations anti-américaines de ses politiques noiristes, Duvalier accepta l’aide financière des États-Unis pour créer son groupe paramilitaire, alors que la pression augmentait, durant la guerre froide, pour protéger les côtes américaines de l’expansion du communisme. St. Hilaire fait référence à cette histoire afin de souligner le caractère non linéaire et chaotique des raisonnements et des politiques du régime duvaliériste.

Vietnam Tunnels


En examinant des photographies de l’époque du régime de Duvalier en Haïti, St. Hilaire a commencé à s’intéresser à la photographie de guerre provenant d’autres régions du monde à la même période. Dans Ready to Burst, Frankétienne évoque la guerre du Vietnam, qui s’est déroulée durant le régime de Duvalier (1957–1971). Dans cette œuvre, elle représente un civil vietnamien émergeant d’un tunnel construit afin d’échapper aux forces américaines pendant la guerre du Vietnam.


En reliant les conflits vécus en Haïti à ceux du Vietnam, St. Hilaire explore le chaos partagé de la guerre tel qu’il affecte les civils ordinaires, contraints de s’adapter en permanence aux conditions changeantes du danger dans leur vie quotidienne. Dans ce sens, St. Hilaire considère que le spiralism s’étend également à ce citoyen vietnamien, pris dans le tumulte et le désordre du conflit quotidien.

Trenches


En observant des photographies datant du régime de Duvalier en Haïti, St. Hilaire a commencé à s’intéresser à la photographie de guerre provenant d’autres régions du monde à la même période. Inspirée par les images des tranchées de la Première Guerre mondiale et par l’usage fréquent des barbelés, St. Hilaire étend son regard spiraliste au front occidental. Elle a été attirée par le barbelé pour sa forme enroulée, spiralée, ainsi que pour son usage historique dans les contextes de guerre, d’immigration et d’occupations violentes ; ici, le matériau lui-même est littéralement imprimé dans la toile. Pour St. Hilaire, les spirales du fil évoquent les peintures de tableaux noirs de Cy Twombly, dont elle s’inspire également, et qui furent réalisées à l’époque de la dictature haïtienne de Duvalier.

Dans le premier roman spiraliste, Ready to Burst (1968), Frankétienne perturbe fréquemment le récit de ses protagonistes par des insertions autobiographiques, introduisant des élans lyriques au sein d’une structure déjà instable. Ces rêves, anecdotes et poèmes se rassemblent pour former un portrait des années formatrices de l’auteur en tant que jeune marginalisé en Haïti. Au cœur du chaos soigneusement orchestré du roman, l’ordinaire et l’extraordinaire se croisent, et l’autobiographique apparaît souvent plus surréaliste que la fiction. Évoquant les nouvelles d’une guerre lointaine menée sur des rivages éloignés — à savoir la Seconde Guerre mondiale — le narrateur réfléchit :


Les épisodes de la guerre, déformés par l’imaginaire populaire, relevés d’une touche de merveilleux, peuplaient notre vie intérieure. Nos têtes étaient des pot-pourris de cauchemars et de rêves sanglants. Hitler m’a été présenté par mon cousin (qui n’en savait guère plus que moi) comme une sorte de dragon. Un magicien. … La nuit, lorsque je me réveillais pour aller aux toilettes, j’avais réellement peur de le trouver dans ma chambre — avec cette mèche de cheveux sur son front furieux et cette moustache nerveuse.


Dans notre quartier, Bel Air, vivait un Italien nommé Papito, un déserteur de l’armée de Mussolini. Profitant du marché noir, il avait réussi à gagner un peu d’argent en vendant du savon fabriqué à partir de bois de gaïac… Et je ne sais pas pourquoi, mais aujourd’hui ces deux faits sont définitivement liés dans ma mémoire : la fanfaronnade irréfléchie de Lescot et le suicide par pendaison de Papito l’Italien.

Vagabondiana


Dans cette œuvre, St. Hilaire s’inspire de la série Vagabondiana de John Thomas Smith, composée de gravures représentant des errants et des mendiants dans le Londres du XIXᵉ siècle. Smith publia ces caricatures des classes populaires londoniennes alors qu’il occupait, en 1817, le poste de conservateur des estampes au British Museum. St. Hilaire se concentre sur une gravure représentant Joseph Johnson, un immigré et ancien marin de la marine marchande britannique, qui fut démobilisé sans pension avant de s’installer à Londres. Privé de tout recours et de toute stabilité après son service, Johnson devint artiste de rue à Whitechapel. Construisant un bateau-jouet représentant le navire Nelson, sur lequel il avait servi, Johnson est représenté avec le modèle posé sur sa casquette, appuyé sur des béquilles.


Leonardo da Vinci, "Vitruvian Man", c. 1490, pen and watercolor over metalpoint on paper, 34.4 x 24.5 cm.

Vitruvian Man Raynand I / II


S’inspirant du roman Ready to Burst de Frankétienne, St. Hilaire imagine un passage dans lequel le personnage principal, Raynand, se retrouve étendu de tout son long au milieu d’un carrefour désert. Le roman de Frankétienne est centré sur l’expérience et la vie quotidienne de Raynand sous une dictature oppressive, sans jamais mentionner directement les acteurs du régime. Dans cette scène, Raynand a été attaqué par le groupe paramilitaire des Tontons Macoutes. Les membres écartés sur le bitume, le Raynand de St. Hilaire adopte la posture de s de Léonard de Vinci. Le dessin de Léonard de Vinci constituait une étude des proportions idéales du corps humain, ancrée à la fois dans la recherche scientifique et la vision artistique. St. Hilaire s’en sert ici pour exprimer un lien entre la nature et le Spiralism, en répétant la forme spiralée du barbelé à travers la surface de la toile.

Papa Doc


Les régimes duvaliéristes (1957–1986) ont profondément remodelé le paysage politique, social et psychologique d’Haïti par un contrôle autoritaire. François « Papa Doc » Duvalier, puis Jean-Claude « Baby Doc », ont consolidé leur pouvoir par la violence systémique, la censure et la terreur militarisée des Tontons Macoutes, effaçant les distinctions entre l’autorité de l’État et la peur intime. La vie quotidienne s’est trouvée régie par la surveillance, l’emprisonnement arbitraire, les disparitions forcées et l’asphyxie économique, créant un climat où l’instabilité n’était pas ponctuelle mais structurelle. La migration — souvent clandestine et périlleuse — est apparue à la fois comme une nécessité matérielle et comme un horizon existentiel, tandis que ceux qui restaient étaient soumis à une atmosphère d’enfermement, de silence et d’érosion psychique. Plutôt que de produire un récit historique unifié, l’ère duvaliériste a instauré une condition persistante de rupture et de désorientation, dans laquelle les corps, le langage et la mémoire étaient constamment menacés.


Ayant grandi durant l’occupation américaine d’Haïti, marquée par des conflits violents et racistes, Duvalier étudia ensuite la médecine, d’abord en Haïti puis à l’Université du Michigan. De retour en Haïti, il devint un médecin populaire, parcourant les zones rurales pour soigner les malades. Il se fit connaître de nombreux Haïtiens à travers le pays grâce à ses campagnes de santé publique visant à enrayer la propagation des maladies tropicales. Beaucoup de ses patients des régions rurales étaient profondément attachés à la religion vaudou et peu familiers avec la médecine moderne ; ils pensaient ainsi qu’il possédait des pouvoirs magiques de guérison — une idée qu’il encouragea, bien qu’il sût que son efficacité reposait sur la médecine moderne, notamment la pénicilline. C’est ainsi qu’il adopta le surnom de « Papa Doc ». Gagnant en popularité, son culte de la personnalité conduisit à son élection à la présidence en 1957 sur une plateforme nationaliste noire, dite noiriste. Après avoir réprimé un coup d’État militaire en 1958, Duvalier s’arrogea un pouvoir autocratique. Il créa un groupe paramilitaire appelé les Tontons Macoutes, qui servait de police secrète, torturant et assassinant ses ennemis ainsi que toute personne dissidente. Durant son règne, de nombreux citoyens haïtiens vécurent dans la peur et le chaos.

©Kathia St. Hilaire's studio

Artwork Construction & Text incorporation


Fortement inspirée par les écrits et les peintures de Frankétienne, St. Hilaire rend hommage au fondateur du Spiralism en intégrant ses mots directement dans ses peintures. St. Hilaire a sélectionné deux phrases :


Chaque jour, j’emploie le dialecte des cyclones fous


Je parle la folie des vents contraires


St. Hilaire a commencé à réaliser ses toiles en relief caractéristiques en créant ses propres pochoirs, puis en les gravant dans des plaques de linoléum, lesquelles étaient ensuite utilisées sur une presse pour imprimer des motifs de flore et de faune. Ces impressions étaient réalisées sur une collection de matériaux divers et non conventionnels, tels que des rebuts d’atelier, des pneus déchiquetés, des billets de banque lacérés, de la bagasse de canne à sucre, des feuilles de bananier, des impressions à base d’huile, des tissus, du métal, du papier, de la colle, des pigments, du fil et des emballages de crèmes éclaircissantes pour la peau. Une fois l’impression réalisée, St. Hilaire utilisait un peigne afro pour inciser des lignes ou des spirales à la surface de la toile, créant ainsi direction et texture. Sur cette surface stratifiée, elle gravait ensuite les phrases de Frankétienne dans le linoléum, les pressait sur la toile et appliquait une impression au pochoir par-dessus.

Les références de St. Hilaire traversent l’histoire de l’art. Elle s’inspire tout particulièrement de peintres tels que Pierre Bonnard, des techniques de gravure sur bois, ainsi que des peintures de tableaux noirs de Cy Twombly — influences qui traversent pleinement ce nouveau corpus d’œuvres.

Pierre Bonnard, La Palme, 1926, oil on canvas, 45 x 57 7:8". (Washington, The Phillips Collection).
Kathia St. Hilaire, David, 2022, Collage with studio scraps: oil based prints, tires, resin, banana leaves, fabric, metal, paper, rabbit skin glue, pigment and thread. Courtesy of the artist

Ball chain walls


St. Hilaire utilise souvent, dans ses expositions, une forme de rideau — fait de métal ou de maille — pour suspendre ses œuvres. Pour cette exposition, elle a souhaité évoquer les vagues et les cercles spiralistes en suspendant les œuvres sur un rideau de chaînette à billes, assemblé à la main à l’aide de peignes afro afin de créer les motifs désirés. En recourant à ce matériau métallique, St. Hilaire convoque la sensation stérile d’une clôture, à la fois brillante et menaçante. Elle a également été frappée par la rouille recouvrant le Superdome de La Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina, où de nombreuses personnes avaient trouvé refuge durant la tempête. La forme s’inspire aussi des premières lignes de Ready to Burst de Frankétienne :

Plus efficace pour faire frémir chaque brindille au passage des vagues qu’un caillou jeté dans un bassin d’eau, le Spiralism définit la vie au niveau des relations… et des connexions historiques… Non pas dans un circuit fermé, mais en traçant le chemin de la spirale. Si riche que chaque nouvelle courbe, plus large et plus haute que la précédente, élargit l’arc de la vision.



En méditant sur l’idée d’une goutte d’eau, et en rapprochant ces gouttes du perlage des drapeaux vaudou haïtiens, St. Hilaire a choisi de suspendre ses œuvres sur un fond qui inspire le mouvement et le rythme dans l’espace.

Kathia ST. HILAIRE

Née à West Palm Beach, USA
Habite et travaille à New York

S'inspirant de sa jeunesse dans les quartiers caribéens et afro-américains du sud de la Floride, l'artiste rend hommage aux communautés dont elle a fait partie à travers des techniques de gravure innovantes. Son travail s'inspire des drapeaux vaudou haïtiens utilisés pour raconter l'histoire du pays et honorer les esprits ancestraux. Avec des matériaux non traditionnels comme des produits de beauté, du métal industriel, du tissu ou des pneus, elle crée des tapisseries ornées qui cherchent à préserver l'histoire haïtienne et la religion vaudou qui existent à Miami.


Kathia St. Hilaire a obtenu son MFA en peinture et gravure à la Yale School of Art de New Haven, Connecticut, et son BFA en gravure à la Rhode Island School of Design de Providence. Ses œuvres ont récemment fait l'objet d'expositions collectives au Frances Young Tang Teaching Museum and et à la galerie d’art de Skidmore College à Saratoga Springs, ainsi qu’à New York à la Half Gallery, Blum & Poe et James Fuentes.



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