Un siècle d'échecs
Amélie BIGARD, Camille BLATRIX, Lynn CHADWICK, Jean COCTEAU, Pucci DE ROSSI, Jean-Philippe DELHOMME, Nick DOYLE, Marcel DUCHAMP, Lionel ESTÈVE, Alice GUITTARD, Gregor HILDEBRANDT, Michel JOURNIAC, LEE Bae, Jose LEVY, Otho LLOYD, Eugene J. MARTIN, Garance MATTON, Martin PARR, Man RAY, Stéphanie SAADÉ, Franck SCURTI, Daniel SPOERRI, Maria Helena VIEIRA DA SILVA, Jacques VILLON, William WEGMAN
Sur un idée de Jonathan Lambert
31 janvier - 28 février 2026
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Paris

76 rue de Turenne

75003 Paris France

Sur une idée originale de R.Jonathan Lambert, la galerie est heureuse de présenter Un siècle d’échecs, une exposition qui donne à voir l’influence du jeu d’échecs dans la production artistique contemporaine. Des natures mortes Fleurs et jeu d’échecs de Jean-Philippe Delhomme à la sculpture de pion de Gregor Hildebrandt ou encore aux peintures de Garance Matton, le jeu se fait sujet principal tandis qu’il est évocation poétique chez Lionel Estève et Lee Bae ou clin d'œil dans l’œuvre de Nick Doyle. Des pièces historiques, comme le jeu d'échecs de Michel Journiac (1993), ou celui de Marcel Duchamp (1944), les sculptures de Lynn Chadwick (1970) ou de Man Ray (1948 et 1971), viennent également dialoguer avec les photographies de William Wegman (2015) ou de Martin Parr (1997), rappelant la fascination des artistes pour le jeu d’échecs à travers les années.


L’exposition est enfin complétée par des tables de jeux, mises à disposition pour le visiteur invité à s’emparer du jeu d’échecs à son tour. À cette occasion, la galerie organise un tournoi d’échecs sur inscription en partenariat avec Blitz Society samedi 14 février.

Vue du groupshow 'Un siècle d'échecs' à la galerie Perrotin, Paris, 2026. Photo : Claire Dorn. Courtesy of all the artists and Perrotin. ©ADAGP, Paris, 2026

Je suis quelqu’un de « classique ».


J’aime les chemises à rayures, la littérature du 19ème, faire l’amour dans des lieux prévus pour (donc lits, éventuellement canapé-lits les jours de fantaisie) et ouvrir aux échecs en e4. Donc très classique.


Et pourtant, malgré ce premier déplacement d’un classicisme débordant, tout se dérègle. Puisque la réponse de l’adversaire propose 20 coups qui eux-même engendreront plusieurs milliers de positions possibles et ainsi de suite pour atteindre le nombre de Shanon. Inutile de l’écrire, appelons le vertige.

C’est là que réside pour moi toute l’ambivalence des échecs : la dimension de l’infini logée sur un plateau à taille humaine. Un monde XXL au bout des doigts. Et là, le classique que je suis s’abandonne,chaque partie étant une histoire imprévue.


Pourquoi des artistes à commencer par Duchamp de sont intéressés aux échecs au point de s’y réfugier totalement. Pour leur dimension infinie qui en fait une quête quasi mystique (Michel Journiac) ? Pour leur côté graphique où chaque pièce impose sa forme et l’imaginaire qu’on lui attribue (Hildebrandt) ? Ou pour son aspect social (AmélieBigard) puisqu’il est impossible d’y jouer seul, à moins de devenir fou (relire Zweig).


Voici donc des œuvres qui explorent ce jeu-vortex.


Certaines directement, d’autres de manière suggérée, voire étrangère mais dans lesquelles j’ai voulu voir un clin d’œil.


Une sélection qui s’étale sur un siècle reflétant par leur interprétation du sujet un aperçu de l’histoire de l’art moderne.


Un group show qui pour le coup n’a rien de classique. Comme quoi il faut se méfier des apparences…


R. Jonathan Lambert

Liste des oeuvres
CORRIDOR
ROOM 5
ROOM 6
ROOM 7
ROOM 8