19 mars
- 28 mai 2022
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Paris
76 rue de Turenne
75003 Paris France

La galerie Perrotin Paris se réjouit de présenter la première exposition personnelle de Cristina BanBan en France et la seconde avec la galerie. Pour cette occasion, l'artiste privilégie le langage gestuel et expressif pour représenter la figure humaine.

Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin
Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin
Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin
Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin
Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin
Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin
Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin
Vue de l'exposition de Cristina BanBan à la Galerie Perrotin. Photo: Claire Dorn. © Courtesy of the artist and Perrotin

Cristina BanBan est née et a grandi à Barcelone. Basée à New York (après un passage à Londres), elle esquisse dans ses tableaux les murmures et les échos visuels de sa propre itinérance géographique. Des éléments évoquant le modernisme figuratif européen se combinent avec une abstraction gestuelle plus souvent associée   l’avant-garde américaine d’après-guerre. Cette exposition présente la pratique picturale très foisonnante de Cristina BanBan : un lieu où les expérimentations d’expression rapides font émerger et disparaître des formes de la toile, au gré des coups de pinceau dynamiques. Des espaces en négatif apparaissent dans la superposition de lignes et des gestes, qui laissent de nouvelles formes sur leur passage. L’artiste, qui décrit son procédé comme une « attaque de la toile », produit des figures dotées d’une énergie malleable qui résiste aux limites du cadre.

Vue de Cristina BanBan dans son studio à New York. Courtesy of Perrotin

Dans cette nouvelle série de travaux, Cristina BanBan libère les formes et les superpose, à travers un travail au pinceau très ample. Les couleurs, soigneusement sélectionnées, se répartissent par zones, conférant littéralement de l’épaisseur aux formes. Cette approche préserve l’immédiateté des dessins de l’artiste, tout en les enveloppant d’une peinture à l’huile généreuse. Ces volumes de couleurs épaisses contrastent avec les gouttes et les entailles des lignes noires et nerveuses, qui suggèrent une vivacité rappelant des artistes d’hier et d’aujourd’hui, comme Willem de Kooning et Cecily Brown. Cristina BanBan demeure quant à elle toujours plus proche de la physionomie humaine que de la masse informe, ce qui constitue une différence notable.

Les humains – et plus particulièrement les femmes – sont au coeur des oeuvres de Cristina BanBan. Si le public est libre d’y déceler et d’en proposer des interprétations du regard féminin rejetant l’objectification, l’artiste, elle, est plus préoccupée par les questions en lien avec la représentation de corporalité que par les aspects politiques. Il est intéressant de souligner que Cristina BanBan utilise son propre corps comme modèle dans une grande partie des oeuvres présentées : les personnages incarnent sa propre physionomie, s’inscrivant ainsi en quelque sorte dans la pratique de l’autoportrait, bien que cela ne soit pas explicitement formulé. « C’est le corps que je connais le mieux », explique la plasticienne. En prenant la liberté de se focaliser sur ces corps, elle dépouille ses tableaux de toute temporalité, réduisant les intérieurs et les détails architecturaux à quelques lignes et à leurs convergences. Le motif de l’arcade apparaissant de temps à autre rappelant, peut-être, ses origines espagnoles.

« Toutes les peintures sont profondément personnelles et sont la résultante d'un regard introspectif. Souvent, je base mes peintures sur mes propres traits ou sur des personnes proches. Dans d'autres travaux, cependant, les personnages sont fictifs. »

— Cristina BanBan dans L'Officiel, 2021

Les formes anatomiques, à mi-chemin entre l’autoportrait et le nu artistique, habitent des espaces vides. Il n’est pas erroné d’établir des parallèles avec les univers éthérés de Francis Bacon, où les formes se prolongent dans l’espace. On pense également aux arrière-plans délimités d’Eadweard Muybridge dans ses emblématiques études photographiques du mouvement humain (Muybridge ayant lui-même constitué une source d’inspiration pour plusieurs tableaux de Bacon). Le mouvement est un élément incontournable des derniers travaux de Cristina BanBan et ces toiles marquent un tournant dans sa pratique. Comme les clichés d’athlètes de Muybridge, elles représentent ainsi un immense bond en avant.

Cristina BanBan, Les Senyoretes (close-up), 2021, Oil, oil stick on linen, 182.9 x 228.6 cm | 72 x 90 inch. Photo: Guillaume Ziccarelli. Courtesy of the artist and Perrotin
Cristina BANBAN

Née en 1987 à El Prat, Barcelona, Espagne
Habite et travaille à Brooklyn, USA

Les peintures de Cristina BanBan sont fermement axées sur la forme féminine. Elle représente des figures voluptueuses dans une palette de teintes chair dont les formes souvent se chevauchent et s'étirent de manière expansive vers les limites de la toile. L'œuvre de BanBan rassemble des éléments associés à la figuration européenne moderniste et des traces de l’abstraction gestuelle. Des formes dynamiques émergent et se retirent des toiles parmi une attaque rapide de coups de pinceau lâches. Elles sont ponctuées par des zones de couleur qui construisent des compositions superposées et texturées, pleines de mouvement expressif.



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