Vue de l’exposition « La Cité Universitaire de Jean Prouvé » à la galerie Perrotin Matignon réalisée en collaboration avec la Galerie Downtown/ François Laffanour, Paris 2023. Courtesy of Laffanour / Galerie Downtown Paris and Perrotin. ©All artists / ADAGP Paris, 2023. Photo : Tanguy Beurdeley
La Cité Universitaire de Jean Prouvé
Alighiero BOETTI, Jean DUBUFFET, Mark GROTJAHN, Peter HALLEY, Keith HARING, KAWS, Joseph KOSUTH, Fernand LÉGER, Sol LeWitt, Joan MIRÓ, François MORELLET, Yoshitomo NARA, Francis PICABIA, Jean PROUVÉ, Ed RUSCHA, Ruby STERLING
group show
19 January
- 25 February 2023
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PARIS
8 avenue Matignon
75008 PARIS France

Perrotin Matignon présente La Cité Universitaire de Jean Prouvé, une exposition réalisée en collaboration avec la Galerie Downtown/ François Laffanour. Conçues pour les résidences universitaires, ces créations iconiques de Jean Prouvé exposées sont mises en regard avec un ensemble audacieux d’œuvres de second marché qui questionnent le rapport au monde de l’académie et son esthétique.

©All artists / ADAGP Paris, 2023. Photo : Tanguy Beurdeley
©All artists / ADAGP Paris, 2023. Photo : Tanguy Beurdeley
©All artists / ADAGP Paris, 2023. Photo : Tanguy Beurdeley
Jean PROUVÉ

Né en 1901 à Paris, France

Décédé en 1984 , France

Figure emblématique de l’aventure moderniste au XXe siècle, Jean Prouvé (1901-1984) fut à la fois architecte, ingénieur, constructeur et designer. Homme engagé dans les réflexions sociales de l’après-guerre, le créateur nancéien conçoit des meubles pratiques aux formes épurées ayant pour but l’alliance entre l’art et l’industrie. Il utilise une approche à la fois fonctionnelle et humaniste pour mettre ses créations à la portée de tous.



Après ses débuts dans la ferronnerie d’art (pratique à l’origine de remarquables rampes d’escaliers, lampes, grilles d’ascenseur, ferronnerie de portes) il se tourne rapidement vers la construction architecturale suite à la découverte de la soudure et de l’acier inoxydable. L’idée maîtresse de Jean Prouvé est celle du principe constructif, selon lequel « il n’y a pas de différence entre la construction d’une maison et celle d’un meuble ». Ses bâtiments comme ses meubles exposent leurs systèmes d’articulation et d’assemblage, dévoilent les forces en présence qui s’exercent les unes contre les autres, tels que les piètements de sa chaise standard, «en forme d’égale résistance», pensée pour ne pas casser quand on se balance.

Le contexte d’après-guerre incite la France à trouver des solutions innovantes en terme d’équipements pour les résidences universitaires, logements les plus courants pour les étudiants français à l’époque. Parmi les grands chantiers entrepris par Jean Prouvé, les Cités Universitaires occupent une place centrale.

Il se consacre d’abord à l’aménagement de la Cité Universitaire Monbois à Nancy en 1933, où il imagine le mobilier de soixante-dix chambres alliant modernité, sobriété et ergonomie, et à l’ameublement de la faculté de droit de l’université d’Aix-Marseille en 1952. Ensuite, la résidence universitaire Jean Zay à Antony en région parisienne, conçue entre 1954 et 1955 selon une structure «à l’américaine» particulièrement moderne, fait intervenir plusieurs designers et architectes dont Jean Prouvé lui-même. En plus des salles communes et de la cafétéria, le constructeur aménage cent quarante-huit chambres qui prennent la forme d’ensembles simples à l’agencement symétrique avec lits, chaises, bureaux dont la série « Antony » deviendra l’emblème: un mobilier simple, économique pouvant résister au passage des étudiants, et du temps.

« Il n’y a pas de différence entre la construction d’une maison et celle d’un meuble. »

— Jean Prouvé

C’est dans la relecture de cet univers proposée au sein du 8 Avenue Matignon que le royaume des graffiti évoqué par les œuvres de Keith Haring (1958-1990) et de Sterling Ruby (1972) tisse un lien avec les broderies d’Alighiero Boetti (1940-1994), pièces phares de l’art d’après-guerre italien au croisement entre écriture et géométrie. La fascination pour l’urbanisme de Fernand Léger (1881-1955) se révèle dans des paysages aux formes nouvelles, tandis que dans l’œuvre de Peter Halley (1953) c’est la ville de New York avec sa géographie complexe et cellulaire qui devient le terrain de ses recherches. Le parcours s’enrichit également des œuvres de KAWS (1974) et de Yoshitomo Nara (1959) dont le caractère tantôt fantasque, tantôt ludique fait écho aux personnages de bande dessinée.

"LA CITÉ UNIVERSITAIRE DE JEAN PROUVÉ" AT PERROTIN PARIS
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